La deuxième direction est la modélisation.
On sait peu de choses des travaux de recherche qui ont mené Bandler et Grinder à définir les premiers modèles de la PNL. La rencontre de Bandler et Grinder sest faite dans une conjonction déléments favorables : un contexte contestataire, un jeune étudiant doué pour limitation donnant des formation à la Gestalt, un jeune professeur en linguistique maîtrisant la grammaire transformationnelle de Chomsky le tout dans un climat où toutes les audaces sont permises. Des séances dexpérimentation durant lesquelles des modèles sont testés par des étudiants, la rencontre de personnalités hors du commun tels que Gregory Bateson, Virginia Satir ou Milton H. Erickson sont le terrain fertile de léclosion de la PNL. Les 4 premiers livres des co-créateurs sont les marques de cette période extraordinaire. Ils montrent clairement que les premiers travaux nétaient quune tentative détendre les concepts de la grammaire transformationnelle au champ de la thérapie en partant de la notion centrale de modèle du monde que nous créons pour interagir avec notre environnement. A partir de nos expériences que nous percevons sensoriellement nous créons nos modèles du monde en faisant appel à trois processus linguistique : lomission, la distorsion et la généralisation. Le premier modèle qui est développé dans le premier livre (Structure of Magic I) est le méta-modèle du langage pour la thérapie. Il permet de démonter nos modèles du monde en partant de sa structure de surface composée du langage verbal (qui sera dans le tome 2 étendu au non-verbal) pour mettre en évidence la structure profonde qui est notre représentation plus ou moins consciente de tout ou partie de notre expérience (ou structure de référence). La manière daborder la pratique thérapeutique est essentiellement basée sur une observation attentive (la calibration) du sujet. Partant de cette observation attentive tant sur le plan verbal que non verbal, le thérapeute peut distinguer ce qui est particulier à lindividu et lintervention sera focalisée sur ces informations plutôt que sur un modèle dintervention-type qui serait connue a priori par le thérapeute. Partant du principe que les processus de généralisation, distorsion et omission tendent à appauvrir notre modèle du monde, lintervention consistera donc à fragiliser ce modèle pour ensuite lenrichir de nouvelles perspectives qui nous permet davoir plus de choix.
Ces premiers développements seront développés en appliquant les principes de la systémique et notamment la notion de rétroaction matérialisée par la boucle composée de lexpression du langage verbal et non-verbal du sujet, de la calibration par le thérapeute, de son intervention, de limpact de celle-ci sur le sujet qui donne lieu à une nouvelle expression verbale et non verbale et ainsi de suite jusquà atteindre lobjectif thérapeutique fixé.
Il sen est suivi une autre période de développement marquée par des personnalités telles que David Gordon, Robert Dilts, Leslie Cameron-Bandler, Judith Delozier qui a vu la PNL trouver son acronyme et senrichir de nouveaux modèles. Progressivement pourtant la dimension business a pris le pas sur la dimension scientifique et les procès entre les deux co-créateurs sont autant de confirmation de la fin du premier âge de la PNL.